QUE LA FORCE SOIT AVEC... MAIS PUTAIN LAQUELLE ???

Votez Non ! - Mais non, votez Oui ! Ah oui, mais Non ! Mais oui !

 

Vendredi 20 mai 2005
REPONSE A L'EXPOSÉ DES MOTIFS JOINT A LA "CONSTITUTION"

Récupéré sur le site d'ATTAC, ce texte explicite, clair et des plus instructif.
 
Rappel : ATTAC n'est ni un parti, ni un syndicat mais une association de gens concernés et (ou) très au fait de ces choses.

Vous avez reçu un exemplaire du Traité établissant une Constitution pour l'Europe, accompagné d'un « exposé des motifs ».
Alors qu'une Constitution devrait être un texte court, sans parti pris, et accessible à tous les citoyens, ce texte est quasiment illisible. L'exposé des motifs sera donc pris pour le fond du texte.
 
Rédigé par le gouvernement, cet exposé est-il honnête, ou bien est-il un instrument de propagande mensonger et anti-démocratique ? A vous de juger.

Page 4 : L'Europe projetée sera-t-elle « une union toujours plus étroite, pour rendre la guerre à jamais impossible sur notre continent » ?

Les conflits meurtriers d'antan semblent heureusement moins probables, bien qu'il ne faille pas oublier la récente guerre fratricide dans l'ex-Yougoslavie. Le principal risque aujourd'hui ailleurs : c'est celui de guerres sociales larvées ou ouvertes si, d'une part, l'enrichissement toujours plus grand des riches se nourrit de l'appauvrissement des pauvres ; et si, d'autre part, la concurrence entre les peuples est exacerbée par le délabrement social qu'entraînera la poursuite des politiques libérales sacralisées par le Traité.

Page 5 : L'Europe projetée répondra-t-elle « à de nouvelles attentes », notamment « plus de croissance » et de « protection de l'environnement » ?

- A aucun moment, il n'est dit de quelle croissance il s'agit. Or l'environnement ne peut être préservé si cette croissance ne change pas radicalement de contenu. Comment, par exemple, toujours plus de voitures et de transports par camions pourraient-ils améliorer l'environnement ?
- Comment la croissance de la productivité de l'agriculture (prônée dans l'article III-227-1-a, page 45 du Traité), serait-elle compatible avec la nécessité de réorienter les méthodes agricoles vers des formes moins polluantes et dégradantes pour les sols et les nappes d'eau ?

Page 5 : Est-il vrai que le Traité a été élaboré de façon démocratique ?

-  La Convention présidée par M. Giscard d'Estaing était composée de représentants des gouvernements, ainsi que de membres des parlements nationaux et des institutions européennes qui n'avaient été mandatés par personne pour une telle tâche.
- Ces « conventionnels » ont uniquement discuté les parties I et II du Traité, c'est-à-dire à peine 20 % du total de celui-ci !

Page 6 : Est-il vrai que le TCE ne remplacera pas la Constitution française ?

Certes aucune Constitution nationale ne disparaîtra. Mais l'article I-6 (page 9) du Traité indique : « La Constitution et le droit adopté par les institutions de l'Union, dans l'exercice des compétences qui sont attribuées à celle-ci, priment sur le droit des Etats membres ».

Page 6 : Le fait que le Traité rassemble tous les traités antérieurs peut-il être considéré comme une garantie de progrès ?
- L'application de ces traités antérieurs n'a pas apporté les bienfaits promis : le traité de Maastricht (1992) devait entraîner, grâce à l'euro, la disparition du chômage. Or celui-ci a explosé en Europe, en même temps que les inégalités.
- Le traité d'Amsterdam (1997) devait aider à la coordination des politiques. Il a seulement permis de coordonner les politiques d'austérité et de restrictions sociales : moins de retraites, moins de couverture maladie, moins de garanties pour les chômeurs, plus de temps de travail pour ceux qui conservent un emploi.

Page 6 : Est-il exact que la partie II du Traité, qui reprend la Charte des droits fondamentaux adoptée en 2000, permet d' « équilibrer les objectifs plus économiques qui avaient marqué les débuts de la construction européenne » ?

- Cela aurait pu être le cas si les objectifs sociaux n'avaient pas, chaque fois, été assortis de restrictions ou de conditions impératives.
Ainsi, le droit du travail et le droit au travail, absents du Traité, sont remplacés par « le droit de travailler et la liberté de chercher un emploi » (art. II-75, page 22). Encore faudrait-il que les emplois existent !
- L'emploi est subordonné « aux grandes orientations des politiques économiques » (art. III-204, page 42), c'est-à-dire à la compétitivité, et la main d'oeuvre doit « s'adapter à l'économie » (art. III-203, page 42).

La Charte des droits fondamentaux ne crée pas de compétence nouvelle, donc pas d'obligation pour l'Union (art. II-111 à 114, pages 25 et 26), ce dont se réjouit le patronat européen regroupé dans l'UNICE.

Page 6 : Le Traité rendra-t-il l'Europe « plus efficace et plus démocratique » ?

- Le Parlement européen ne peut pas déposer de proposition de loi : c'est la Commission européenne qui conserve ce monopole (art. I-26-2, page 13).
- Le Parlement élit le Président de la Commission, mais sur proposition exclusive du Conseil européen, donc des gouvernements (art. I-27-1, page 13).
- Les membres de la Commission sont désignés avec l'accord du Conseil européen, c'est-à-dire par les gouvernements. (art. I-27-2, page 13). Où est la démocratie dans ces procédures ?
- Les citoyens acquièrent un droit d'initiative, mais ils peuvent seulement « inviter » la Commission (qui reste libre d'accepter ou de refuser) à élaborer une proposition de loi « aux fins de l'application de la Constitution » (art. I-47, page 18).
- La laïcité est un principe totalement absent du Traité. Au contraire, les Eglises sont des partenaires officiellement reconnues (art. I-52, page 19), et la liberté de « manifester sa religion individuellement ou collectivement en public » est garantie (art. I-70, page 22).
- La procédure de décision à la majorité qualifiée est étendue, mais l'unanimité du Conseil des ministres reste de rigueur pour les domaines essentiels (fiscal et social notamment).
- La Banque centrale européenne reste indépendante, et n'a de comptes à rendre à aucune instance démocratique (art. I-30-3, page 14). Il lui est interdit de prêter de l'argent aux institutions publiques (art. III-181-1, page 36), obligeant celles-ci à emprunter sur les marchés financiers pour le plus grand profit des spéculateurs.
- La révision de la Constitution est rendue pratiquement impossible du fait de l'unanimité des 25 Etats requise impérativement (art. IV-443, page 84).

Page 8 : Le Traité rendra-t-il l'Europe « plus solidaire et plus sociale » ?

- « L'accès à des prestations sociales » (art. II-94, page 24) est un droit seulement reconnu dans les Etats où il existe déjà. Aucun droit nouveau n'est créé pour les autres (Déclaration n°12, art. 34, page 178). Il y aura donc deux catégories de citoyens en Europe.
« Le droit à l'éducation » (art. II-74, page 22) s'entend comme droit à la gratuité, mais sans « compétences nouvelles » (Déclaration n° 12, art. 14, page 174). Donc pas non plus là de droit créé dans les pays où l'école gratuite est peu répandue.
- Toute harmonisation des salaires et des droits des salariés est exclue (art. III-210-6, page 43).
- La libre circulation des services est organisée à l'identique de ce que prévoit la directive dite Bolkestein, avec le même risque de dumping social (art. III-137 et 144, pages 29 et 30).
- Le traité affirme promouvoir l'égalité entre hommes et femmes (art. I-3-3, page 9, III-214, page 44), et proscrire toute discrimination (art. II-81 et 83, page 23, III-124 page 27) mais rien n'est dit sur la manière dont se fera l'égalisation : par le haut ou par le bas ? Or, dans un passé récent, l'Europe a obligé la France à supprimer l'interdiction du travail de nuit pour les femmes, au nom de l'égalité !
- Les personnes âgées ont droit à « mener une vie digne et indépendante et à participer à la vie sociale et culturelle » (art. II-85, page 23), mais il n'est nulle part question d'un droit à la retraite !
- A aucun moment le principe des services publics n'est reconnu, puisque le mot lui-même n'est présent qu'une seule fois pour parler des servitudes liées aux transports (art. III-238, page 48).

Seule figure dans le Traité la notion de « services d'intérêt économique général » qui ne devront ni fausser la concurrence (art. III-166, page 33), ni recevoir d'aides publiques (art. III-167, page 33-34). Dans les pays où il n'y a pas de services publics, aucun droit nouveau n'est créé (Déclaration n° 12, article 36, page 178). Les Etats membres doivent « s'efforcer de procéder à la libéralisation des services au-delà de la mesure qui est obligatoire » (art. III-148, page 30), et il n'y a rien qui puisse mettre les services publics à l'abri de cette menace.
- Le droit de grève, c'est-à-dire de lock-out, est reconnu aux employeurs comme un droit fondamental (art. II-88, page 23).
- La peine de mort est interdite sauf dans quelques cas significatifs, notamment pour effectuer une arrestation ou réprimer une insurrection (Déclaration n° 12, art. 2, page 170).

Page 9 : Le Traité permettra-t-il à l'Europe d'être un « pôle de paix et de stabilité dans le monde » ?

- « Les Etats membres s'engagent à améliorer progressivement leurs capacités militaires », seul cas où le Traité exige d'augmenter les dépenses publiques (art. I-41-3, page 17).
- La politique de sécurité et de défense européenne doit être « compatible » avec les engagements souscrits par la majorité des membres de l'Union envers l'OTAN (art. I-41-2, page 16).
Avec ces dispositions, qu'en sera-t-il de l'autonomie de l'Europe vis-à-vis des Etats-Unis ?

Page 10 : Le Traité permettra-t-il de construire des coopérations renforcées entre Etats membres désireux d'aller plus avant dans certains domaines ?

Il faudra qu'au moins un tiers des Etats membres (donc 9) fassent partie de ce projet, qu'ils recueillent l'assentiment préalable de la Commission et du Parlement, ainsi que, selon les cas, de la majorité ou de l'unanimité des autres. Leur projet ne pourra pas porter sur les domaines où s'exerce la compétence exclusive de l'Union, ni remettre en cause la concurrence et la circulation des capitaux, services et marchandises (art. I-44, pages 17-18 ; art. III-416 à 423, pages 78-79).

Conclusion :

Le gouvernement et tous les partisans du Traité le présentent tantôt comme un texte « social », tantôt comme un texte « ni libéral, ni social ». Le citoyen comprendra qu'il y a là manoeuvre, manipulation, pour dissimuler son caractère profondément libéral, dénaturant le principe même d'une Constitution qui doit se limiter à fixer le cadre démocratique de fonctionnement des institutions. Les vrais motifs de ce texte sont ailleurs, cachés : il s'agit avant tout de faire de l'Europe un paradis pour la circulation des capitaux, des produits et des services, et de tout réduire à l'état de marchandise.

Nous proposons aux citoyens de voter NON.
Le monde n'est pas à vendre, l'Europe non plus !
Par LE PERRON - Publié dans : cyberemy
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Vendredi 20 mai 2005

Aïe, aïe, aïe… Ce matin, la migraine guette grave : j’ai 3 minutes de breakintherush sous la main, et je me plonge dans mes maileries du jour. Tout content d’être presque retenté par le Oui – atttends ! C’est pas évident d’assumer du Non ! Depuis mardi, on sait que c’est le Chaos, et depuis mercredi (soir) je me demande si ce n’est pas le Côté Obscur… J’ai pas envie d’assassiner les petits enfants, moi ! Surtout pour finir dans une boite au look pas très glamour…

Et à présent, je me sens comme le jeune Padawan ballotté entre le salut de ses proches et celui de la galaxie, incapable de plus distinguer le Bien du Mal, manipulé par les politiques roués qui se servent de moi comme du pion décisif sur leur échiquier…

On m’explique que pour sauver la République il faut faire allégeance à l’autorité officielle, que la voie empruntée jusqu’ici est la bonne, que la guerre seule nous permettra de triompher. Et qu’on me trompe, que ceux en qui je crois ne sont que d’affreux sectateurs, préoccupés de leurs seuls intérêts personnels, qui me maintiennent dans l’ignorance pour mieux se servir de moi !

De l’autre côté, ceux dont je crois partager les valeurs me parlent d’un complot souterrain, d’une gigantesque manipulation,  d’une manœuvre visant à déposséder le peuple de son destin…

Mais qui est le Sith dans cette histoire ??

Hier au soir, mon pote, le type le plus dangereux de la galaxie pour les nonistes, me redit calmement que je suis en pleine dérive (il a lu le blog !!!), que je confonds la directive Bolkestein et les attendus du Traité, que je confonds l’indigence de notre classe politique, et son incapacité à gérer intelligemment le pays, avec les contenus du texte européen. Il me rappelle que ce TCE, quelque soit les mots qu’il contient, ne sera que l’outil au service de ceux qui gouverneront – et que nous aurons désignés pour gouverner !

Et ce matin, un texte issu de la sphère Attac, qui démontre que, contrairement à ce point de vue, on se trouve bien en présence d’une règle du jeu qui vise à faire gagner l’une des deux équipes !

 

Moi, européen convaincu, peu perméable au discours nationaliste, convaincu (j’ai testé !) que j’ai plus d’atomes crochus avec le Berlinois libertaire qu’avec le Basque supporter de rugby, qui me suis tapé de lire (presque) tout le texte du TCE, comment se fait-il que je sois irrésistiblement attiré par l’envie de voter contre ce TCE ?

J’ai le sentiment qu’on prend à travers cette proposition la question à l’envers.

J’ai le sentiment qu’on pousse tout simplement le raisonnement tenu depuis 57 jusqu’à son terme.

J’ai le sentiment qu’on ne remet pas en question le modèle de développement auquel on a adhéré jusqu’à présent.

J’ai le sentiment qu’on ne veut pas savoir que ce modèle, jadis pertinent, a trouvé ses limites il y a déjà presque vingt ans. Que le mythe de la croissance exponentielle est révolu. Bref, que le socle doctrinaire du libéralisme, qui dit que mathématiquement l’augmentation de la richesse globale profite à tous, reste admis.

C’est nier l’échec massif de cette doctrine dans des continents entiers ! C’est nier la progression des écarts de richesse dans les pays les plus riches ! Tiens, cette étude sortie récemment, qui vient démontrer que le niveau de vie des Français est globalement redescendu à celui qu’il était il y a cinquante ans ! Dans un pays phénoménalement plus riche ! Il y a cinquante ans, on créait l’Europe, et son rêve de mieux-vivre…

Je râle après l’école, dont je prétends qu’elle n’a pas, fondamentalement, évolué depuis son institution, à la fin du XIXème. Et je me rends compte que je suis en train de râler après une Europe qui est toujours dans l’Après-guerre (ou dans l’Avant-guerre !), dans la dynamique du Plan Marshall, dans la guerre froide…

J’ai le sentiment qu’on donne à l’Union charge d’organiser le développement et l’épanouissement de la sphère matérielle, celle qui se compte et s’accumule, et qu’on laisse aux entités nationales le soin de s’occuper de la sphère humaine.

Ce, sur une planète où le bilan-compte de résultat est l’aune absolue de l’existence. Sur une planète où, quand l’entreprise dépose son bilan (sic), le comptable est le dernier à partir. Sur une planète où, lorsqu’on va à une Assemblée Générale, on écoute dans un silence recueilli le rapport du Commissaire aux Comptes, applaudi parfois après sa conclusion rituelle, après avoir balayé vite fait le rapport moral… Une planète où, lorsqu’un journaliste veut dire la férocité d’une guerre, il donne le coût par journée en Euros ou en Dollars. Où les discours les plus écoutés sur le chômage et l’exclusion sont ceux qui mesurent combien pèsent, en M€, le chômage et l’exclusion sur le PIB. Où, où, où… Bref, une planète qui se pense à travers le prisme économique, et seulement celui-là.

Je ne suis pas plus que ça un utopiste benêt. J’ai cessé de rêver au Grand Soir ou à la Fraternité Universelle. Je suis de ceux qui ont le mieux profité de l’expansion de la sphère marchande. Je crois que l’âge des marchands est globalement moins cruel que celui des guerriers ou des prêtres. Je suis cartésien, et j’aime le fric.

Je pense que tant que la pensée économiste a fait progresser le monde, j’y ai adhéré, avec plus ou moins de conviction, avec plus ou moins d’arrière-pensées, d’aigreurs, de frustrations.

Je n’y crois plus.

Je crois qu’il est souhaitable de passer à autre chose.

Je crois qu’il est souhaitable de penser à replacer l’humain au cœur du système.

Je crois qu’il est souhaitable que l’Union de préoccupe d’organiser la sphère humaine, et laisse aux entités nationales le soin de gérer le matériel, s’il faut distinguer absolument. En clair, je crois davantage dans une Union qui aura compétence à unifier les droits du travail dans l’esprit des valeurs qu’elle affiche, plutôt qu’à unifier les fiscalités dans la zone Euro.

J’ai le sentiment que nous avons à constater que la voie suivie jusqu’à présent, à travers les traités qui se sont succédés, nous a menée aux portes d’une Europe dont les citoyens ont l’envie d’un destin commun. Ce qui est magnifique.

Et que nous avons à constater que pour faire aboutir cette aspiration, une orientation différente est nécessaire.

Je voudrais savoir quelle fatalité nous impose de poursuivre les sprinters du Marchand que sont les Etats-Unis ou la Chine. Je voudrais savoir ce que nous apportera d’arriver les premiers. Arriver où ? Je crois que nombreux sont les européens qui ont une idée de ce qu’est le bien-être, et cette idée n’est pas forcément de vivre dans un espace offrant d’immenses ressources hors de leur portée.

Retour en France, pays de béret frileux. Mon pote me rappelait que lorsqu’il a été question d’accueillir l’Espagne dans l’Europe, les mêmes peurs de « nivellement par le bas » sont apparues. Fischer hier, disant « Vous avez peur du plombier polonais, comme hier vous aviez peur du maçon portugais ! ». Que sont devenues ces peurs ? Grâce à l’Europe, les fonds structurels ont coulé à flot, et l’Espagne, le Portugal, au lieu de tirer la France vers le bas, se sont élevés vers son niveau.

Las ! Je me souviens tout à coup de ce que j’ai lu semaine dernière : les fonds structurels dont dispose l’Union sont limités. Il y aura (moitié !) moins de moyens pour soutenir le développement des dix nouveaux entrants dans les années à venir, qu’il n’y en a eu pour les six précédents… Quand leur niveau de développement est encore plus bas !

Tu vois, toujours l’implacable logique économique : cet élément-là, plus les contraintes de la mondialisation (économique), dans cette sphère nos chances de mieux-être sont bien réduites… En France comme dans le reste de l’Union…

Alors changeons de lunettes…

Voilà. Voilà ce qui me tire vers le Non. Un mélange de rationnel et d’idéalisme, qui m’impose une lecture critique du TCE. Le sentiment de faire fausse route, ou plus précisément d’avancer dans une impasse.

Ceci dit, je ne me fais pas d’illusions. Même si le référendum français aboutit à un non, il n’y aura sans doute pas de renégociation. Le Plan B me semble évident : on fait comme s’il ne s’était rien passé, et on continue comme on a dit, en réglant le problème discrétos. Je me demande si, en changeant juste une virgule dans les pages de signatures, on pourrait pas présenter le texte devant le Parlement, pour ratification, dans six mois ou un an…

En vérité, ce que je crains, c’est ce que je craignais en allant voter Chirac, il y a quelques temps : effervescence, remises en cause, déclarations de bonnes intentions, et quand le boulet est passé, hop ! on remet le couvercle ! Je me rappelle que dans les discussions entre les deux tours, je clamais toujours que si Chirac était élu avec plus de 60% des voix, il se sentirait à l’abri, et n’aurait pas à tenir compte des états d’âme du petit peuple. Mais on avait tellement la trouille de voir Le Pen surfer sur l’abstention qu’on l’a plébiscité. Avec 82%, il a pu se voir totalement légitimé.

 

C’est peut-être ça, finalement, le « Oui critique » de Voynet ou de Delors ! Une classe dirigeante européenne qui aura vu un pays, peut-être plusieurs, affirmer haut et fort que son organisation ne le(s) satisfait pas, fera sans doute un peu plus d’efforts pour gagner sa légitimité – en tout cas, on peut en rêver !

Par LE PERRON - Publié dans : cyberemy
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Jeudi 19 mai 2005

The Blog Episode II : the retourne of  the alimentation (la ‘ach’ chuis à la bourre grave !)

 

Chers amis blogueurs bonjour, je viens tout juste de trouver trois minutes pour réalimenter la bête en news fraîches ou encore pas trop faisandées : je continue à recevoir plein de contributions intéressantes, que je m’en va vous mettre en ligne à votre disposition, histoire de nourrir votre réflexion.

Je rappelle, à toutes fins utiles, que je mets en lignes aussi bien les contributions favorables au Oui que celles qui le sont au Non. Que je reste moi-même fort indécis quant à ce que je vais bien pouvoir mettre dans l’urne sacrée au soir du 29 prochain. Qu’aujourd’hui c’est plus côté Non, et je m’en vais vous l’expliquer en deux mots.

Pervers et parano comme je suis, j’ai du mal à dissocier totalement l’actualité européenne des enjeux du référendum prochain. Par exemple, ces avancées subites et néanmoins tout aussi subitement entachées de régressions à propos de certaines dispositions de l’Union, susceptibles de déplaire aux référendaires français – genre la TVA à 5,5% dans la restauration, qui est sur le point de se faire mais pas du tout, la directive Bolkenstein qui est abandonnée mais pas du tout, les textiles chinois qui sont boutés hors de nos frontières mais pas du tout… Autant de subtils indices qui me laissent à penser qu’on essaierait de nous enfumer légèrement que ça ne m’étonnerais pas… Ce qui m’amène à conclure, provisoirement en tout cas, que nos élites, acquises à 102% au Oui, expliquent aux gros lourds qu’on est que tout est négociable, possible, révisable, surtout ce qui est déplaisant, en s’attachant parallèlement à maintenir le cap sans faillir. Je trouve ça limite vexant… Indépendamment du fait que je trouve qu’en plus, ledit cap est franchement déplaisant.

Par ailleurs, je gamberge sur cette histoire de « modèle européen », de « troisième voie » etc etc. Mais quel est-il donc ce modèle, alternatif tout à la fois au collectivisme écraseur de l’individu qui sévit encore, archaïque, dans quelques dictatures des marches de l’Empire, et au capitalisme sauvage de la Grande Babylone baptiste ou taoïste ? Est-ce que ce ne serait pas un espace où la personne humaine serait au centre de la réflexion politique, et où l’organisation de la collectivité se fonderait sur l’épanouissement du plus grand nombre de ses éléments ? Un peu ce qu’il y aurait marqué dans les premiers articles du TCE, quoi…

Mais alors, pourquoi, au nom de ce modèle de société, que nous pouvons raisonnablement, tous autant que nous sommes, nous accorder pour trouver souhaitable, pourquoi donc faut-il le mettre en pièces pour le préserver ? Il me semble qu’il y a un GAP, comme on dit, dans le process… Ben oui, genre pas plus tard que ce matin France Info – pardon, Radio-Oui – découvre qu’EDF fait planter ses poteaux (en Drôme, s’il vous plaît !!) par des ouvriers portugais, via une société française filiale d’un groupe portugais. Jusque là RAS, le Portugal est un pays magnifique, et les portugais des gens comportant la même proportion de cons, mais pas plus, que les Français, avec un petit rien de nonchalance le dimanche qui force la sympathie. Mais-mais-mais voilà, tout dérape quand on apprend que ladite société de sous-traitance à pris le marché avec des tarifs inférieurs de 30% parfois à ses concurrents. Et comment a-t-elle fait pour y parvenir, hm ? Eh ben, tout simplement en appliquant à ses ouvriers les règles en vigueur au Portugal, où globalement c’est vachement moins cher un ouvrier. To-ta-le-ment illégal au regard des règles de l’Union, me direz-vous ! Enfin, tant que la Directive de Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom n’est pas appliquée dans sa version la plus libérale. Mais voilà, ça se fait quand même, et la société incriminée clame qu’elle est tout à fait en règle avec la Loi, dans le texte si ce n’est tout à fait dans l’esprit. Et voici que me monte aux lèvres cette expression terrible de dumping social ! Et voilà que mon petit cerveau se met à tourner comme un fou, s’efforçant d’additionner un et un, et m’amenant à constater que le principal effet du prochain traité, qui a vocation à graver dans le marbre le « modèle européen », risque d’être la démolition en règle dudit modèle…

Et puis, et puis, jusqu’où s’arrêtera-t-on ? Quand, pour protéger l’économie de l’Union, et donc le niveau de vie de ses ressortissants, on aura fait le deuil de deux siècles d’acquis des pays les plus avancés socialement (les riches fondateurs de cette Union), les polonais et les roumains (oui, oui, ils arrivent) n’auront que peu gagné, les français et les danois auront beaucoup perdu ; ce jour-là, ne faudra-t-il pas faire un pas supplémentaire, et aligner ce nouveau niveau sur celui des chinois, qui est pour le moment nettement plus bas, et pour un bon moment encore ? Je ne vois pas comment on en ferait l’économie, y a qu’à voir comment ça se passe déjà maintenant… J’entends qu’actuellement, le problème c’est que le textile se trouve avec le TGV et les centrales nucléaires nouvelle génération dans la balance – la balance du commerce extérieur, s’entend -, et que le macro-économiste sourit finement en faisant ses comptes, heureux d’y trouver un gros excédent en bas à droite de la colonne du bout… Ledit macro-cadre est-il benêt au point de croire que la petite stagiaire chinoise qui deviendra une ingénieure balaise et qui fait en ce moment ses études entre Valéo et l’Amicale des Etudiants Chinois de Belgique, celle-ci se retiendra violemment de développer sa propre technologie, à l’usage d’un marché intérieur (d’abord) aussi grand et nettement moins équipé que le nôtre ? Est-ce qu’il ne faut pas s’inquiéter, au final, qu’un jour les autorités chinoises se voient contraintes de délocaliser leurs activités à moins-value technologique sur la Mongolie ou le Laos, en vue d’en vendre les productions aux Brésiliens ou au Sud-africains, faute de disposer d’un marché solvable en Europe ou en Amérique du Nord ?

J’en reviens une fois de plus à ma quasi-première question : est-ce que le TCE n’est pas en train de proposer une stratégie de préservation se résumant à une fuite en avant, qui à la fin ne préservera que les acquis d’un très petit nombre déjà assez insolemment nanti ? Est-ce que nous n’avons pas une autre option à construire, qui fera une Europe peut-être plus faible en capitaux spéculatifs, mais plus attachée au bien-être de tous ses ressortissants ? Une Europe qui rechercherait l’élévation du niveau de vie des moins bien lotis, plutôt que l’abaissement actuellement choisi des mieux servis.

Taraudé par cette interrogation, je lis que le TCE servira ce noble but, sans rien changer au fonctionnement actuel de l’Union, et je constate que le fonctionnement actuel de l’Union est en parfaite contradiction avec ledit noblebu…

Pour finir, je dirais que je crains que le « petit pas » que ce TCE représente pour par exemple Madame Voynet, ne soit pas vraiment le « bond de géant » qu’on pourrait espérer – pardon Neil, j’ai pas pu me retenir…

Par LE PERRON - Publié dans : cyberemy
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Mercredi 18 mai 2005
Plus le temps passe, plus j'entends les partisans du oui, et les partisans du non, et moins je m'y retrouve.

Alors plusieurs questions me viennent!
  • Tout d'abord, j'ai entendu que la très grande majorité des syndicats européens trouvaient que la constitution offrait des avancées sociales significatives. A ma connaissance, la CGT et FO appellent à voter non, certainement en s'appuyant sur des arguments fondés, mais je ne les connait pas, et j'aimerais savoir ce qui amène ces deux syndicats à s'opposer à ce projet de constitution, sur quels articles, et par rapport à quels aspects du droit français.

    • Pour reprendre l'exemple dont tu parles sur le blog de la société à laquelle EDF sous-traite la pose des poteaux. Cette société à obtenu le marché en employant des salariés Portugais certainement toujours rattachés à la maison mère Portugaise. Ok, ils l'ont fait en toute légalité: d'après ce que je sais, si moi je vais bosser quelques mois au Japon par exemple, j'aurai toujours mon contrat de travail français. Et mon salaire ne sera pas revalorisé pour tenir compte du niveau de vie japonais. C'est ma boite qui paierait la différence entre mon niveau de vie ici et celui que j'aurais au Japon!
              Je comprends pas en quoi la constitution favoriserait ça puisque c'est déjà possible d'une société mère, vers une filiale! Et ça, partout dans le monde!
      • Enfin, y'a encore un truc que je comprends pas. Une constitution, c'est juste une base, qui reconnait un certain nombre de droits minimums! En aucun cas, ce n'est une règle applicable à tous! Après, c'est le parlement qui fait les lois, et si nous avons un parlement de gauche en Europe, il fera une politique de gauche avec comme minimum cette constitution! Non?
        • Ah oui, il y a encore un truc que je comprends pas bien. En droit français, en particulier en droit social, la loi qui s'applique est celle qui est la plus avantageuse pour le salarié. Exemple, le code du travail < conventions collectives < accords d'entreprises < accords d'établissements. Ok? Je crois que cette règle est également applicable au niveau Européen , alors pourquoi une constitution signifierait elle obligatoirement la consécration du dumping social?
Par Frédéric MALET - Publié dans : cyberemy
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Mercredi 18 mai 2005
Des journalistes de France 2, France 3, etc protestent :

"Le NON censuré dans les médias, ça suffit !"

A quelques semaines du référendum sur la constitution européenne, nous décidons de faire connaître le plus largement possible l'appel suivant :


Citoyens et personnels des chaînes de service public participons, chacun à notre niveau, à l'information télévisée ou radio. À ce titre, nous ne pouvons plus ignorer le déroulement et le traitement à sens unique de la campagne pour le référendum du 29 mai 2005 sur nos antennes. Au sein de nos entreprises de Service Public autant que sur les chaînes privées, manque d'objectivité et matraquage pour le oui, sous prétexte de pédagogie, soulèvent de plus en plus d'indignation et contribuent à discréditer les métiers d'information que nous servons.

Nous exigeons, donc, une information équilibrée. Le NON doit dès aujourd'hui trouver toute sa place dans les médias. L'émission « Arrêt sur images » de « France 5» du 10 avril 2005 indiquait , entre autres, que toutes chaînes confondues, le nombre d'intervenants à la télévision sur le traité constitutionnel européen entre le 1er janvier et le 31 mars 2005 était :
- pour les favorables au « NON » : 29%
- pour les favorables au « OUI » : 71%

Nous dénonçons la dérive à laquelle nous avons assisté, impuissants, avec l'émission télévisée du Président de la république sur TF1 qui durant deux heures a pu défendre le « OUI » sans même que son temps de parole ne soit pris en compte. L'absence de pluralisme, la mise en avant d'animateurs producteurs en lieu et place des journalistes, la dérive de l'info spectacle contribuent à la « désinformation », mettent en danger l'avenir de nos métiers, et aggravent le discrédit sur le journalisme.
Nous dénonçons tout autant la connivence honteuse entre le chroniqueur Alain Duhamel et Lionel Jospin, le premier servant de faire-valoir au second dans le seul but d'appeler au vote OUI.

Habituellement, le CSA intervient pour maintenir un équilibre dans les campagnes. Aujourd'hui, face à son silence, nous constatons les positions publiquement exprimées, ou sous entendues comme une évidence, par nombre de chroniqueurs, correspondants, présentateurs, ou patrons de presse qui, dans l'exercice de la profession, outrepassent leur fonction en prenant position pour le OUI.
Quant aux émissions de débat, leur déséquilibre en faveur du OUI confine à la propagande.

Jusque là dans nos métiers, et en particulier dans le service public, il était de coutume de vouloir taire des convictions personnelles et de s'imposer un devoir d'impartialité.

Personnels de télévision, nous n'en sommes pas moins nous aussi citoyens. A ce titre, nous tenons à affirmer que nous ne nous reconnaissons pas dans ce soutien apparemment unanime des médias à la constitution. Nous constatons en effet que le texte qu'on nous propose de voter ne garantit pas le droit à l'information :

· La banque centrale européenne n'est pas tenue de rendre publiques ses décisions (art III 190)
· Le conseil européen n'est pas tenu de rendre publiques les recommandations qu'il formule à un état en situation de déficit excessif (art III 184)
· Le conseil européen n'est pas tenu de rendre publics les projets de sanctions qu'il formule à l'égard d'un état dont la politique économique ne serait pas conforme aux grandes orientations de la politique économique de l'union (art III 179)
· « En matière de politique étrangère et de sécurité » en cas de crise, aucune garantie d'accès à l'information n'est inscrite pour les journalistes.
· Les risques d'harmonisation sociale par le bas menacent directement les statuts des personnels de télévision et des entreprises de presse, conventions collectives, clauses de consciences par exemple...
· Droits des pigistes, droits d'auteur, fiscalité, aides à la presse... risquent bien de ne pas résister au sacro-saint principe de la « concurrence libre et non faussée » (art I-3-2).
· Mise à mal de la notion même de Service Public et de son financement...

Aujourd'hui, il nous semble impossible de taire nos convictions et notre attachement à la démocratie et au traitement honnête complet et pluraliste de l'information.

Signature du texte :
« Le NON censuré dans les médias, ça suffit ! »
Sur Internet, centralisation des signatures à l'adresse suivante :
http://www.appel-info-impartiale.ras.eu.org/petitions/

SIGNATURES : Voir en bas du mail

SUR LA CONSTITUTION : VOIR AUSSI :
Raoul Jennar, les partisans du Oui mentent pour faire avaler la Constitution
http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2005-04-01%2022:07:48&log=invites
Diana Johnstone, la Constitution et la guerre
http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2005-04-23%2016:31:13&log=invites
Herwig Lerouge, 10 raisons de refuser la Constitution
http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2005-03-30%2023:35:35&log=invites

Premiers signataires :

Jacques COTTA France 2 Grand reporteur
Jean Marc SURCIN France2 Grand reporteur
Vincent MAILLARD France2 Grand reporteur
Marcel TRILLAT France2 Grand reporteur
Jean François TEALDI
France3 Grand reporteur
Patricia CHALUMEAU France3
Documentaliste
Pierre NICOLAS France3 Grand reporteur
Jacques RICAU Radio France
Lionel THOMPSON Radio France Grand reporteur
Antoine DENECHERE Radio France journaliste
Jean Régis RAMSAMY RFO La Réunion Journaliste
Gabrielle LORNE RFO Grand reporteur
Patrick THERET France2
Daniel BOUY France3 Journaliste
Gwenael RIHET France3 Journaliste
Gilles PAYEN
Hélène GRUMBACH FTVI Journaliste
Jean-Claude RONGERAS FTVI Journaliste
Yves MITHOUT France2 Monteur
Catherine JOURDAIN France2 Monteuse
Sylvie LECOMBE France2 Monteuse
Philippe KINDERF France2 Monteur
Pierre DELVAUX France2
Céline LABAT France2 secretaire
Maryse EBELY France2 Réalisatrice
Chantal FORGE France2 monteuse
Karine BACH France2 monteuse
Alain VIOLET France2 monteur
Alain VERNON France2 Journaliste
Jean-Hervé GUILCHER France 3 journaliste
Karine CEVAER France 3 journaliste
Erwan RIQUIER France 3 journaliste
Karine LANGLAIS France 3 journaliste
Sophie LABAT France 3 journaliste
Aline MORTAMET France 3 journaliste
Laurence SOLLIER France 3 présentatrice
Christine PIERRET France 3 monteuse CDD
Jérôme BODENES France 3 monteur CDD
Jeanne ROTH France 3 journaliste
Benoit THIBAUT France 3 monteur CDD
Nolwenn JACOB France 3 monteuse CDD
Isabelle CARTRON France 3 scripte
Rebecca DONNELLAN France 3 scripte
Martine SAUVAGE France 3 scripte CDD
Laure MICHAUD France 3 scripte CDD
Antoinette GRALL France 3 graphiste
Sylvie MOYON France 3 cadre technique
Emilie QUENO France 3 journaliste
Jean-Pierre LYVINEL France 3 producteur
Catherine LEMASSON France 3 présentatrice Antenne
Marie-Laure PONGELARD France 3 documentaliste
Alain JEGOU France 3 documentaliste
Antoine HUET France 3 monteur
Sabine MARIE-MURGUE France 3 présentatrice antenne
Régine COUSIN France 3 Secrétaire Arp
Martial Le CARROUR France 3 preneur de son
Philippe VIRLOIS France 3 preneur de son
Marine GUIGNE France 3 journaliste CDD
Nathalie KERRIEN France 3 journaliste
Laurie-Anne COURSON France 3 journaliste CDD
Nathalie ROSSI France 3 informaticienne
Romuald BONNANT France 2 Rennes journaliste
Michel HIVERT France 2 Rennes journaliste
Gabriel CAMILLA France 2 Rennes journaliste
Nathalie ROSSIGNOL France 3 Ouest journaliste.
Jean-Charles SUBILE France télévision webmaster
Michel BARRE France3
Catherine GONNARD INA documentatliste à la vidéotheque
Stéphane LALORDI France2 Assistant de prod telematin
Pierre BERNARD France 2 Illustrateur sonore
Marie line LABOIRY France 2 Monteuse
Christian ALLANIC France 2 Monteur
Georges CADIOU Radio France
Eliane FAUCON-DUMONT pigiste
Ahmed RESKALLAH France 3 OPS
Yvon COESMON France 3 cuisinier
Arnaud HUDELOT France 2 Chef op de prise de son-Tournage prod Jean rené DEDIEU France 2 Chef op de prise de vue-Tournage prod
Jacques VAISSIERE France 2 Eclairagiste-Tournage prod
Philippe GOLDMANN France2 monteur
GIRAUX France 3 Tech. Gestion
Evelyne CABELLO France 3 Tech. De gestion
Jean-luc LE BRUN France2 Chef op de prise de son-Tournage prod
Emile NAVARRO France2 Chef op de prise de vue-Tournage prod
Jean-Pierre LEBRUN France2 Eclairagiste-Tournage prod
Noel ALLAIRE France2 Eclairagiste-Tournage prod
Hervé GUINOT France2 Chef constructeur déco
Bruno HENRY France2 Chef op de prise de vue-Tournage prod
Marie-Jo PIALAT France2 Chef op de prise de vue-Tournage prod
Alain MIQUAU France 2 Chef op de prise de vue-Tournage prod
Catherine SCHULBAUM , France 3 journaliste;
Bertrand MELIN France3 journaliste;
Michel BUZON France3 journaliste;
Michel JAN France3 journaliste;
Rose LE CALVEZ France3 monteuse;
Pascal GOMEZ France3 monteur;
Brigitte PELISSIER France3 scripte ;
Rémy BOLARD France3 technicien de reportage; Chantal ROSSA France3 secrétaire
Thierry TEMINE Pigiste Journaliste
William MAUNIER France2 Monteur France 3
Mohamed BERKANI France 2 journaliste,
Angélique Dupont France 2 journaliste,
Mickey MICHIEWICZ France 2 journaliste,
Maya LARGUET France 2 journaliste,
Isabelle MALIN France 2 comédienne,
Christine CAMPINI France 2 journaliste,
Gaëlle DESPORTES France 2 journaliste,
Fabien TEILLARD France 2 journaliste,
Emmanuel QUINTIN France 2 journaliste,
Paule PALACIOS, France 2 journaliste,
Anna BORREL France 2 journaliste
Par Collectif de journalistes - Publié dans : cyberemy
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