QUE LA FORCE SOIT AVEC... MAIS PUTAIN LAQUELLE ???
Votez Non ! - Mais non, votez Oui ! Ah oui, mais Non ! Mais oui !
Votez Non ! - Mais non, votez Oui ! Ah oui, mais Non ! Mais oui !
Face aux informations contradictoires au sujet du référendum, quel est le choix le plus avisé quil importe de faire ? Plutôt que de sarrêter sur tel ou tel point du traité, souvent difficile à comprendre et parfois discutable, il convient surtout à mon sens de répondre à la question majeure suivante : « voulons-nous oui ou non une Europe élargie, gouvernée de façon plus démocratique et plus sociale quactuellement? ». Si notre réponse est oui, votons oui !
Face aux amalgames, aux calculs et à la confusion, osons opter pour la clarté et le courage.
Il y a dabord un fâcheux amalgame en France avec une élection passée et des élections à venir. Lélection présidentielle de 2002 fut suivie dune grande amertume dans le camp de la gauche où le vote « non » a ses racines. De plus, la tentation est aujourdhui très forte de sanctionner un gouvernement enlisé. Pourtant, les élections nationales nauront lieu quen 2007 afin de choisir la gouvernance de notre pays. Quant au choix de nos députés européens, le rendez-vous nous est donné en 2009 : véritable cap politique à léchelle de notre continent. Alors ne confondons pas les enjeux, ni un référendum avec une élection !
Il y a ensuite un enchevêtrement de calculs politiciens, sans rapport direct avec lapprobation du traité. En choisissant le référendum plutôt que le vote au Parlement, le président Chirac aurait-il voulu tendre un piège à la gauche pour la faire voler en éclats ? En tentant ce coup de stratège, à limage de celui de la dissolution, il joue à lapprenti sorcier qui risque de mettre le feu à lédifice européen. En outre, dautres calculs se trament dans chaque camp en vue dune prise de pouvoir, sinon dune guerre de tranchée afin dexister localement ou nationalement. Alors ne transformons pas le Traité européen en otage politicien franco-français !
Pour un débat démocratique
Le débat lancé en France entre les tenants du oui et ceux du non a limmense mérite de réveiller les consciences politiques, jusque-là passablement endormies ou tétanisées.
Pour éclairer ce débat, puissent nos principaux élus locaux sengager pleinement. Formulons le voeu quun comité de soutien pour le oui se constitue dans chaque camp, voire tous ensemble si la voie du courage et de la clarté arrive à transcender les clivages habituels. Osons nous mobiliser sans craindre le débat démocratique, ni les désinformations ni les confusions.
Osons dire clairement et courageusement « non au non », cest-à-dire un OUI despérance démocratique et de conviction européenne plutôt quun non où sadditionnent les extrémismes, les peurs et les protestations.
Pierre Moscovici se prononce pour la directive « Bolkestein »
Jeudi 28 avril, le Parlement européen avait à se prononcer sur une résolution relative au marché intérieur.
Le groupe des Verts au Parlement européen en a profité pour déposer un amendement à cette résolution.
Lobjet principal de cet amendement était la condamnation du « principe du pays dorigine » qui est le fondement de la directive « Bolkestein ».
Cest ce principe qui permettrait, par exemple, dappliquer le droit du travail letton (pays dorigine) à des salariés lettons allant travailler en Suède (pays destinataire).
Accepter ce principe, cest accepter lessentiel de la « directive Bolkestein ».
Cet amendement a été repoussé par 125 voix pour et 445 voix contre.
En parfaite contradiction avec les déclarations de Chirac, Barnier ou Bayrou, la totalité (à lexception dun seul) des députés UMP et UDF présents a voté contre lamendement proposé par les Verts.
Huit députés socialistes de la délégation française ont, comme la droite, voté contre lamendement des Verts condamnant le « principe du pays dorigine » et parmi eux : Pierre Moscovici.
Interrogé sur son vote (LHumanité du 29 avril), Pierre Moscovici a indiqué « avec beaucoup dacrimonie » être « opposé à la règle du pays dorigine et donc au projet de directive en létat » mais quil respectait la discipline de vote du Parti Socialiste Européen.
Le PSE, présidé par Martin Shultz (SPD, Allemagne) a, en effet, à une écrasante majorité, voté contre lamendement des Verts.
Entre le respect des engagements quil avait pris devant ses électeurs et le respect de la « discipline » de vote du PSE : Pierre Moscovici a choisi de considérer ses engagements électoraux comme autant de chiffons de papier.
Quinze socialistes français se sont prononcés pour lamendement des Verts et ont sauvé lhonneur de la délégation socialiste française.
Les groupes des Verts et du GUE (au sein duquel se trouvent les communistes français) ont voté unanimement cet amendement.
Un triple enseignement doit donc être tiré de ce vote.
Le premier cest la confirmation que, malgré les affirmations de Chirac et de François Hollande, la directive « Bolkestein » reste toujours dactualité.
Le deuxième cest que sappuyer sur le PSE pour barrer la route à cette « directive » revient à sappuyer sur une planche pourrie.
Le troisième cest que pour empêcher la directive « Bolkestein » de voir le jour, nous ne pouvons compter que sur la victoire du « Non » et sur le rapport de forces qui serait, ainsi, créé en Europe.
Comme le débat continue de battre son plein, sur internet, à la machine à café, au resto... Pourquoi pas à la Boucherie Chevaline !
A faire suivre, ces 2 petites dates...
- Vendredi (22/04) : Lire le projet de constitution européenne, avec l'Association Peuple et Culture de la Drôme.
- Samedi (23/04) Parce qu'on n'a pas encore fini d'en discuter, d'échanger, d'essayer de comprendre, de s'exprimer... On continue le débat ! Qu'on soit pour le oui ou pour le non, on est tous concernés.
La Boucherie Chevaline :
24, rue Pêcherie
26100 Romans
tel : 04 75 02 60 54
Aaaaah, les états dâme !
Et voilà ! Ce matin, je passe vite fait faire un tour sur le blog, et me saute au pif ce que je navais bien entendu pas vu jusquà présent : y a quand même gravement pas beaucoup de réactions mises en ligne ! Du coup, deux options : y a des visiteurs, y visitent et y sen vont, cest OK mais dommage, surtout quau départ ledit blog fut créé pour faire face à une déferlante de retours ; ou bien y a pas de visiteurs, y visitent pas mais y sen vont quand même.
Alors question : le blog, objet de consommateur par excellence puisque fréquenté seulement sur la base du volontariat, le blog tue-t-il le dialogue ? Quand on reçoit un mail sur sa messagerie, la plupart du temps on louvre, si le sujet fait mouche on le lit, si ça nous énerve ou nous emballe on répond. Une sorte de contrainte douce qui pousse à léchange Pour que le blog produise le même effet, il y a le passage préalable par la volonté daller voir ce quon y trouve. Acte peu évident quand on sait quun bon nombre des personnes informées de lexistence de celui-ci sont au boulot quand ils sont sensibles au sujet.
Comment traiter la chose ? Une réponse consiste à envoyer un mail à tout le monde chaque fois quil y a un nouveau truc en ligne. Je vais peut-être my mettre, car le seul intérêt de ce truc réside dans son enrichissement par de multiples sources. Dun autre côté, je trouve ça moyen, dans la mesure où il a été créé précisément pour éviter ce type de démarche
Si vous avez des idées sur la question, ben Nhésitez pas à réagir !
Deuxième type dinterrogation : les arguments du Oui sont-ils vraiment trop canons depuis une semaine ? Car ce matin, sondage post-Chichi : 53% Non, le reste Oui. Analyse fine du radiosthésiste : le non recule de 2 points par rapport au sondage davant-hier. Curieusement, alors que je penche de plus en plus souvent du côté du non, du fait que les arguments nonistes me paraissent plus pertinents en ce moment, ce résultat ne me surprend que très relativement. Très très. Si josais, je prédirais presque que, dans les sondages quon nous livre à peine sortis du calculateur surveillé par lhuissier, le Oui va grignoter doucement du terrain dans les semaines à venir, jusquà reprendre la tête dans la dernière ligne droite et damned ! le tout dernier sondage autorisé avant clôture de la campagne donnera un renversement de dernière minute, avec un Non qui passe à œ point près ! Le sorti des urnes créera donc la surprise, et notre Tv-cénacle habituel pourra se réjouir du sursaut de conscience de ces Français-dont-on-na-jamais-douté-quils-finiraient-par-faire-le-bon-choix, car le peuple sait ce qui est bon pour lui quand il a voté comme il fallait. Comment ? Ah non, pas du tout, je ne doute pas une seconde de la transparence de linformation dans notre pays.
Troisième type dinterrogation : faut-il vraiment rire de tout quand on sait avec qui on le fait ? Oui.
Last : je viens juste de lire le papier de Schneidermann sur Libé, concernant lalléchante affiche imaginaire du débat Chirac-Chouard. Ledit papier répond de fait à mon dernier état dâme du jour pour le moment, qui est lécho lointain dune discussion animée avec une collègue-amie. A la suite dun échange un peu sévère sur la capacité de nos gouvernants à soccuper de leur nombril APRES sêtre occupés de ce pour quoi ils sont là où ils sont, et au cours duquel nous avions pu mesurer que nous nétions pas daccord, la collègue-amie, profondément attachée aux valeurs de la République, me dit : « Ce qui me gêne chez toi, cest que tu ne fais pas confiance a priori. Pourquoi est-ce que systématiquement les gouvernants, et notamment les techniciens, ne verraient-ils que leur intérêt ? On peut être fonctionnaire et croire dans ce que lon fait, et remplir sa mission dans lintérêt du service public, donc des citoyens. »
De fait, largument avait porté doublement, car first ladite collègue-amie est bien fonctionnaire, et je la soupçonne de faire passer son intérêt après celui de ses concitoyens, et en plus efficacement, et last, jai beau râler, je suis moi aussi un de ces « techniciens » de la « technocstructure », et mon égo minterdit absolument de penser que je ne fais pas exactement ce que je dis Dici à ce que jen conclue quil y a plein dautres techniciens, que je connais pas, et qui font comme nous, il ny avait quun pas Dieu merci (non, je déconne), lexercice quotidien de mes fonctions me permet de vérifier assez régulièrement que ma position première nest pas totalement dénuée de fondement
Et cest dans cet état desprit que je tombe sur le papier de Libé (dans la rubrique Liens), qui replace très bien je trouve les enjeux du face-à-face par contumace Chirac-Chouard, ou plutôt du débat Technoctructure-citoyen de base. Cest peut-être bien la meilleure raison que jai pu lire, qui mincite à voter Non
Bonjour,
Les professeurs sont en vacances et je nai rien dautre à faire quà
réfléchir et à minventer des dialogues dans ma tête.
Moi aussi, je peux me raconter des histoires où mes arguments sont si
convaincants que mes interlocuteurs changent davis.
Voici donc deux dialogues imaginaires : cherchez le naïf.
***
ouiste de gauche, péremptoire Voter non, cest revenir à Nice, qui est
pire que cette Constitution.
philalogue, plein davenir Mais non, cest revenir à Nice en attendant que
le projet de Constitution soit rediscuté.
ouiste de gauche, pessimiste Mais sil est rediscuté, le nouveau texte
sera encore plus mauvais que lactuel. Car aujourdhui le rapport de force
est plus favorable au libéral(-isme) quau social(-isme).
philalogue, démocrate On ne sait pas. Si le non lemporte en France, qui
est quand même lun des pays fondateurs, la négociation devra tenir compte
du vote français et proposer quelques « améliorations » qui rendront
possible un vote positif au prochain referendum. Et dans ce cas on aura eu
bien raison de voter non, car ce vote non aura ainsi continué un débat que
les partisans du oui auront voulu nous faire croire fini, parce quil n
avait eu lieu quentre des partis qui étaient en décalage de leurs
électorats. Dans le rapport de forces qui a donné ce texte, les populations
ne sont pas encore intervenues ; alors ne méprisons pas davance ce quelles
pourront exprimer.
ouiste de gauche, journaliste Quelle naïveté ! Si le non lemporte en
France, effectivement le texte sera rediscuté mais pas par les populations,
mais par les mêmes qui sont déjà arrivés à ce « compromis » et qui sont
majoritairement dorientation libérale. Et qui représentent dailleurs la
volonté majoritaire des autres populations (Jécarte la possibilité que les
représentants ne représenteraient pas les populations et je me donne l
hypothèse la plus défavorable : les français seraient les seuls à être
majoritairement contre), la France nest pas seule en Europe et elle na pas
à conduire seule lEurope ; autrement dit le oui est majoritaire en Europe.
philalogue, en souriant Dune part, nul en démocratie ne moblige à voter
avec la majorité (sauf si la démocratie est une « démocratie populaire »
mais alors le vote nest pas réellement un vote !). Dautre part, nul en
démocratie nest obligé de voter conformément au résultat quil anticipe. Si
tous les gens qui avaient de bonnes raisons de voter non, votent oui « parce
quil faut être réaliste », je comprends pourquoi le oui risque dêtre
majoritaire.
ouiste de gauche, libéré Effectivement, si les dirigeants des verts et du
PS avaient choisi le non, à la place du oui pour lequel ils reconnaissent
avoir eu du mal à se déterminer, le score en France aurait été tel quaucun
doute naurait plané sur la signification du non français. Et il ne tient qu
à nous que le non soit encore plus majoritaire ; et même plus simplement,
mon vote ne tient quà moi. Tu mas convaincu, « je change davis ».
***
ouiste de gauche, professoral Voter oui, cest voter pour un texte qui est
déjà un « miraculeux compromis ». Cest un « oui de confiance » qui permet d
enregistrer déjà tout un ensemble de progrès (« Il élargit considérablement
la règle de la majorité au Conseil et de la codécision avec le Parlement, il
confère au Parlement européen un contrôle sur l'ensemble des dépenses
budgétaires, y compris la politique agricole commune, il offre aux citoyens
européens article I-47 §4, sur la base d'un million de signatures au
moins dans plusieurs pays, un pouvoir d'initiative législative, il permet
par ses articles 122 et 166 de protéger les « services publics »). Cest
aussi un « oui de combat » et il ne tiendra quà nos représentants européens
par la suite de faire encore plus pencher la balance vers plus de social et
moins de libéral.
philalogue, étonné Quelle naïveté ! Quand le oui sera acquis, votre « oui
de confiance » ne pèsera plus rien. Car vous avez déjà fait ce raisonnement,
et vous avez déjà dans le passé - parié sur lavenir et votre confiance a
déjà été trompée.
ouiste de gauche, amnésique De quoi veux-tu parler ?
philalogue, encore plus étonné Et les dernières présidentielles en France
?!?!
ouiste de gauche, reprenant une certaine assurance Ah tu ne vas pas me
faire le coup du traumatisme du 21 avril !
philalogue, historien Non ; car le traumatisme na pas eu lieu le 21 avril
mais le 5 mai. Le 21 avril chacun a pu voter suivant son camp. Pas le 5 mai
et on devrait tous se rappeler les discours de cette gauche qui nous
expliquait quen votant Chirac, la gauche attachait la droite et que la
droite, après la victoire, ne pourrait pas ne pas tenir compte quelle avait
été élue avec les voix de gauche. Et on a vu le résultat ! Le résultat dun
« vote Chirac de combat » ! Les 82% empochés, Chirac na JAMAIS tenu compte
du vote des supplétifs de gauche.
ouiste de gauche, libéré Effectivement et ce qui a été vrai pour la France
depuis 2002, même avec une constitution française qui ninclut pas le
programme de lUMP est a fortiori encore plus vrai avec une Constitution
européenne dont la partie III la majorité des articles ! naurait dû
être quune « annexe » suivant lexpression dun pourtant fervent défenseur
du oui. Tu mas convaincu « je change davis ».
| Novembre 2009 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | ||||||||||
| 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | ||||
| 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | ||||
| 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | ||||
| 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | ||||
| 30 | ||||||||||
|
||||||||||
Commentaires