QUE LA FORCE SOIT AVEC... MAIS PUTAIN LAQUELLE ???

Votez Non ! - Mais non, votez Oui ! Ah oui, mais Non ! Mais oui !

 

Mercredi 18 mai 2005
Pour un vote clair et courageux

      

Face aux informations contradictoires au sujet du référendum, quel est le choix le plus avisé qu’il importe de faire ? Plutôt que de s’arrêter sur tel ou tel point du traité, souvent difficile à comprendre et parfois discutable, il convient surtout à mon sens de répondre à la question majeure suivante : « voulons-nous oui ou non une Europe élargie, gouvernée de façon plus démocratique et plus sociale qu’actuellement? ». Si notre réponse est oui, votons oui !

Face aux amalgames, aux calculs et à la confusion, osons opter pour la clarté et le courage.

 

Des fâcheux amalgames

Il y a d’abord un fâcheux amalgame en France avec une élection passée et des élections à venir. L’élection présidentielle de 2002 fut suivie d’une grande amertume dans le camp de la gauche où le vote « non » a ses racines. De plus, la tentation est aujourd’hui très forte de sanctionner un gouvernement enlisé. Pourtant, les élections nationales n’auront lieu qu’en 2007 afin de choisir la gouvernance de notre pays. Quant au choix de nos députés européens, le rendez-vous nous est donné en 2009 : véritable cap politique à l’échelle de notre continent. Alors ne confondons pas les enjeux, ni un référendum avec une élection !

 

Des calculs politiciens

Il y a ensuite un enchevêtrement de calculs politiciens, sans rapport direct avec l’approbation du traité. En choisissant le référendum plutôt que le vote au Parlement, le président Chirac aurait-il voulu tendre un piège à la gauche pour la faire voler en éclats ? En tentant ce coup de stratège, à l’image de celui de la dissolution, il joue à l’apprenti sorcier qui risque de mettre le feu à l’édifice européen. En outre, d’autres calculs se trament dans chaque camp en vue d’une prise de pouvoir, sinon d’une guerre de tranchée afin d’exister localement ou nationalement. Alors ne transformons pas le Traité européen en otage politicien franco-français !

 

Pour un débat démocratique

Le débat lancé en France entre les tenants du oui et ceux du non a l’immense mérite de réveiller les consciences politiques, jusque-là passablement endormies ou tétanisées.

Pour éclairer ce débat, puissent nos principaux élus locaux s’engager pleinement. Formulons le voeu qu’un comité de soutien pour le oui se constitue dans chaque camp, voire tous ensemble si la voie du courage et de la clarté arrive à transcender les clivages habituels. Osons nous mobiliser sans craindre le débat démocratique, ni les désinformations ni les confusions.

Osons dire clairement et courageusement « non au non », c’est-à-dire un OUI d’espérance démocratique et de conviction européenne plutôt qu’un non où s’additionnent les extrémismes,  les peurs et les protestations.

Par G. PERRET - Publié dans : cyberemy
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Mercredi 18 mai 2005

Pierre Moscovici se prononce pour la directive « Bolkestein »

Jeudi 28 avril, le Parlement européen avait à se prononcer sur une résolution relative au marché intérieur.

Le groupe des Verts au Parlement européen en a profité pour déposer un amendement à cette résolution.

L’objet principal de cet amendement était la condamnation du  « principe du pays d’origine » qui est le fondement de la directive « Bolkestein ».

C’est ce principe qui permettrait, par exemple, d’appliquer le droit du travail letton (pays d’origine) à des salariés lettons allant travailler en Suède (pays destinataire).

Accepter ce principe, c’est accepter l’essentiel de la « directive Bolkestein ».

Cet amendement a été repoussé par 125 voix pour et 445 voix contre.

En parfaite contradiction avec les déclarations de Chirac, Barnier ou Bayrou, la totalité (à l’exception d’un seul) des députés UMP et UDF présents a voté contre l’amendement proposé par les Verts.

Huit députés socialistes de la délégation française ont, comme la droite, voté contre l’amendement des Verts condamnant le « principe du pays d’origine » et parmi eux : Pierre Moscovici.

Interrogé sur son vote (L’Humanité du 29 avril), Pierre Moscovici a indiqué « avec beaucoup d’acrimonie » être « opposé à la règle du pays d’origine et donc au projet de directive en l’état » mais qu’il respectait la discipline de vote du Parti Socialiste Européen.

Le PSE, présidé par Martin Shultz (SPD, Allemagne) a, en effet, à une écrasante majorité, voté contre l’amendement des Verts.

Entre le respect des engagements qu’il avait pris devant ses électeurs et le respect de la  « discipline » de vote du PSE : Pierre Moscovici a choisi de considérer ses engagements électoraux comme autant de chiffons de papier.

Quinze socialistes français se sont prononcés pour l’amendement des Verts et ont  sauvé l’honneur de la délégation socialiste française.

Les groupes des Verts et du GUE (au sein duquel se trouvent les communistes français) ont voté unanimement cet amendement.

Un triple enseignement doit donc être tiré de ce vote.

Le premier c’est la confirmation que, malgré les affirmations de Chirac et de François Hollande, la directive « Bolkestein » reste toujours d’actualité.

Le deuxième c’est que s’appuyer sur le PSE pour barrer la route à cette « directive » revient à s’appuyer sur une planche pourrie.  

Le troisième c’est que pour empêcher la directive « Bolkestein » de voir le jour, nous ne pouvons compter que sur la victoire du « Non » et sur le rapport de forces qui serait, ainsi, créé en Europe.

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Jeudi 21 avril 2005

Comme le débat continue de battre son plein, sur internet, à la machine à café, au resto... Pourquoi pas à la Boucherie Chevaline !

A faire suivre, ces 2 petites dates...

- Vendredi (22/04) : Lire le projet de constitution européenne, avec l'Association Peuple et Culture de la Drôme.

- Samedi (23/04) Parce qu'on n'a pas encore fini d'en discuter, d'échanger, d'essayer de comprendre, de s'exprimer... On continue le débat ! Qu'on soit pour le oui ou pour le non, on est tous concernés.

La Boucherie Chevaline :

24, rue Pêcherie

26100 Romans

tel : 04 75 02 60 54

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Jeudi 21 avril 2005

Aaaaah, les états d’âme !

 

… Et voilà ! Ce matin, je passe vite fait faire un tour sur le blog, et me saute au pif ce que je n’avais bien entendu pas vu jusqu’à présent : y a quand même gravement pas beaucoup de réactions mises en ligne ! Du coup, deux options : y a des visiteurs, y visitent et y s’en vont, c’est OK mais dommage, surtout qu’au départ ledit blog fut créé pour faire face à une déferlante de retours ; ou bien y a pas de visiteurs, y visitent pas mais y s’en vont quand même.

Alors question : le blog, objet de consommateur par excellence puisque fréquenté seulement sur la base du volontariat, le blog tue-t-il le dialogue ? Quand on reçoit un mail sur sa messagerie, la plupart du temps on l’ouvre, si le sujet fait mouche on le lit, si ça nous énerve ou nous emballe on répond. Une sorte de contrainte douce qui pousse à l’échange… Pour que le blog produise le même effet, il y a le passage préalable par la volonté d’aller voir ce qu’on y trouve. Acte peu évident quand on sait qu’un bon nombre des personnes informées de l’existence de celui-ci sont au boulot quand ils sont sensibles au sujet.

Comment traiter la chose ? Une réponse consiste à envoyer un mail à tout le monde chaque fois qu’il y a un nouveau truc en ligne. Je vais peut-être m’y mettre, car le seul intérêt de ce truc réside dans son enrichissement par de multiples sources. D’un autre côté, je trouve ça moyen, dans la mesure où il a été créé précisément pour éviter ce type de démarche…

Si vous avez des idées sur la question, ben… N’hésitez pas à réagir !

 

Deuxième type d’interrogation : les arguments du Oui sont-ils  vraiment trop canons depuis une semaine ? Car ce matin, sondage post-Chichi : 53% Non, le reste Oui. Analyse fine du radiosthésiste : le non recule de 2 points par rapport au sondage d’avant-hier. Curieusement, alors que je penche de plus en plus souvent du côté du non, du fait que les arguments nonistes me paraissent plus pertinents en ce moment, ce résultat ne me surprend que très relativement. Très très. Si j’osais, je prédirais presque que, dans les sondages qu’on nous livre à peine sortis du calculateur surveillé par l’huissier, le Oui va grignoter doucement du terrain dans les semaines à venir, jusqu’à reprendre la tête dans la dernière ligne droite – et damned ! le tout dernier sondage autorisé avant clôture de la campagne donnera un renversement de dernière minute, avec un Non qui passe à œ point près ! Le sorti des urnes créera donc la surprise, et notre Tv-cénacle habituel pourra se réjouir du sursaut de conscience de ces Français-dont-on-n’a-jamais-douté-qu’ils-finiraient-par-faire-le-bon-choix, car le peuple sait ce qui est bon pour lui quand il a voté comme il fallait. Comment ? Ah non, pas du tout, je ne doute pas une seconde de la transparence de l’information dans notre pays.

 

Troisième type d’interrogation : faut-il vraiment rire de tout quand on sait avec qui on le fait ? Oui.

 

Last : je viens juste de lire le papier de Schneidermann sur Libé, concernant l’alléchante affiche imaginaire du débat Chirac-Chouard. Ledit papier répond de fait à mon dernier état d’âme du jour pour le moment, qui est l’écho lointain d’une discussion animée avec une collègue-amie. A la suite d’un échange un peu sévère sur la capacité de nos gouvernants à s’occuper de leur nombril APRES s’être occupés de ce pour quoi ils sont là où ils sont, et au cours duquel nous avions pu mesurer que nous n’étions pas d’accord, la collègue-amie, profondément attachée aux valeurs de la République, me dit : « Ce qui me gêne chez toi, c’est que tu ne fais pas confiance a priori. Pourquoi est-ce que systématiquement les gouvernants, et notamment les techniciens, ne verraient-ils que leur intérêt ? On peut être fonctionnaire et croire dans ce que l’on fait, et remplir sa mission dans l’intérêt du service public, donc des citoyens. »

De fait, l’argument avait porté – doublement, car first ladite collègue-amie est bien fonctionnaire, et je la soupçonne de faire passer son intérêt après celui de ses concitoyens, et en plus efficacement, et last, j’ai beau râler, je suis moi aussi un de ces « techniciens » de la « technocstructure », et mon égo m’interdit absolument de penser que je ne fais pas exactement ce que je dis… D’ici à ce que j’en conclue qu’il y a plein d’autres techniciens, que je connais pas, et qui font comme nous, il n’y avait qu’un pas… Dieu merci (non, je déconne), l’exercice quotidien de mes fonctions me permet de vérifier assez régulièrement que ma position première n’est pas totalement dénuée de fondement…

Et c’est dans cet état d’esprit que je tombe sur le papier de Libé (dans la rubrique Liens), qui replace très bien je trouve les enjeux du face-à-face par contumace Chirac-Chouard, ou plutôt du débat Technoctructure-citoyen de base. C’est peut-être bien la meilleure raison que j’ai pu lire, qui m’incite à voter Non…

 

Par Rémy - Publié dans : cyberemy
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Jeudi 21 avril 2005

Bonjour,

Les professeurs sont en vacances et je n’ai rien d’autre à faire qu’à

réfléchir et à m’inventer des dialogues dans ma tête.

Moi aussi, je peux me raconter des histoires où mes arguments sont si

convaincants que mes interlocuteurs changent d’avis.

Voici donc deux dialogues imaginaires : cherchez le naïf.

 

 

***

 

 

ouiste de gauche, péremptoire – Voter non, c’est revenir à Nice, qui est

pire que cette Constitution.

philalogue, plein d’avenir – Mais non, c’est revenir à Nice en attendant que

le projet de Constitution soit rediscuté.

ouiste de gauche, pessimiste – Mais s’il est rediscuté, le nouveau texte

sera encore plus mauvais que l’actuel. Car aujourd’hui le rapport de force

est plus favorable au libéral(-isme) qu’au social(-isme).

philalogue, démocrate – On ne sait pas. Si le non l’emporte en France, qui

est quand même l’un des pays fondateurs, la négociation devra tenir compte

du vote français et proposer quelques « améliorations » qui rendront

possible un vote positif au prochain referendum. Et dans ce cas on aura eu

bien raison de voter non, car ce vote non aura ainsi continué un débat que

les partisans du oui auront voulu nous faire croire fini, parce qu’il n’

avait eu lieu qu’entre des partis qui étaient en décalage de leurs

électorats. Dans le rapport de forces qui a donné ce texte, les populations

ne sont pas encore intervenues ; alors ne méprisons pas d’avance ce qu’elles

pourront exprimer.

ouiste de gauche, journaliste – Quelle naïveté ! Si le non l’emporte en

France, effectivement le texte sera rediscuté mais pas par les populations,

mais par les mêmes qui sont déjà arrivés à ce « compromis » et qui sont

majoritairement d’orientation libérale. Et qui représentent d’ailleurs la

volonté majoritaire des autres populations (J’écarte la possibilité que les

représentants ne représenteraient pas les populations – et je me donne l’

hypothèse la plus défavorable : les français seraient les seuls à être

majoritairement contre), la France n’est pas seule en Europe et elle n’a pas

à conduire seule l’Europe ; autrement dit le oui est majoritaire en Europe.

philalogue, en souriant – D’une part, nul en démocratie ne m’oblige à voter

avec la majorité (sauf si la démocratie est une « démocratie populaire » –

mais alors le vote n’est pas réellement un vote !). D’autre part, nul en

démocratie n’est obligé de voter conformément au résultat qu’il anticipe. Si

tous les gens qui avaient de bonnes raisons de voter non, votent oui « parce

qu’il faut être réaliste », je comprends pourquoi le oui risque d’être

majoritaire.

ouiste de gauche, libéré – Effectivement, si les dirigeants des verts et du

PS avaient choisi le non, à la place du oui pour lequel ils reconnaissent

avoir eu du mal à se déterminer, le score en France aurait été tel qu’aucun

doute n’aurait plané sur la signification du non français. Et il ne tient qu

’à nous que le non soit encore plus majoritaire ; et même plus simplement,

mon vote ne tient qu’à moi. Tu m’as convaincu, « je change d’avis ».

 

 

***

 

 

ouiste de gauche, professoral – Voter oui, c’est voter pour un texte qui est

déjà un « miraculeux compromis ». C’est un « oui de confiance » qui permet d

’enregistrer déjà tout un ensemble de progrès (« Il élargit considérablement

la règle de la majorité au Conseil et de la codécision avec le Parlement, il

confère au Parlement européen un contrôle sur l'ensemble des dépenses

budgétaires, y compris la politique agricole commune, il offre aux citoyens

européens – article I-47 – §4, sur la base d'un million de signatures au

moins dans plusieurs pays, un pouvoir d'initiative législative, il permet

par ses articles 122 et 166 de protéger les « services publics »). C’est

aussi un « oui de combat » et il ne tiendra qu’à nos représentants européens

par la suite de faire encore plus pencher la balance vers plus de social et

moins de libéral.

philalogue, étonné – Quelle naïveté ! Quand le oui sera acquis, votre « oui

de confiance » ne pèsera plus rien. Car vous avez déjà fait ce raisonnement,

et vous avez déjà – dans le passé - parié sur l’avenir et votre confiance a

déjà été trompée.

ouiste de gauche, amnésique – De quoi veux-tu parler ?

philalogue, encore plus étonné – Et les dernières présidentielles en France

?!?!

ouiste de gauche, reprenant une certaine assurance – Ah tu ne vas pas me

faire le coup du traumatisme du 21 avril !

philalogue, historien – Non ; car le traumatisme n’a pas eu lieu le 21 avril

mais le 5 mai. Le 21 avril chacun a pu voter suivant son camp. Pas le 5 mai

et on devrait tous se rappeler les discours de cette gauche qui nous

expliquait qu’en votant Chirac, la gauche attachait la droite et que la

droite, après la victoire, ne pourrait pas ne pas tenir compte qu’elle avait

été élue avec les voix de gauche. Et on a vu le résultat ! Le résultat d’un

« vote Chirac de combat » ! Les 82% empochés, Chirac n’a JAMAIS tenu compte

du vote des supplétifs de gauche.

ouiste de gauche, libéré – Effectivement et ce qui a été vrai pour la France

depuis 2002, même avec une constitution française qui n’inclut pas le

programme de l’UMP est a fortiori encore plus vrai avec une Constitution

européenne dont la partie III – la majorité des articles ! – n’aurait dû

être qu’une « annexe » suivant l’expression d’un pourtant fervent défenseur

du oui. Tu m’as convaincu « je change d’avis ».

Par M. Lepesan - Publié dans : cyberemy
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