QUE LA FORCE SOIT AVEC... MAIS PUTAIN LAQUELLE ???
Votez Non ! - Mais non, votez Oui ! Ah oui, mais Non ! Mais oui !
Votez Non ! - Mais non, votez Oui ! Ah oui, mais Non ! Mais oui !
Pourquoi je vote NON
En tant que responsable socialiste départemental, jai participé activement à la campagne interne du parti ; le débat entre nous a été vif mais a toujours été respectueux des autres opinions.
Depuis quelque temps, cette campagne devient insupportable. Lassimilation au vote « Le Pen » que vient de faire notre Premier Secrétaire National est « la goutte deau qui a fait déborder le vase » ; en conséquence de quoi, jai décidé de me mettre en congé du parti et de faire activement campagne pour le NON.
Je vote NON dabord sur le contenu dun texte. Je ne cherche pas à savoir sil est mieux ou moins bien que ce quil y avait avant. On me demande mon avis, je réponds à la question ma réponse est NON car cette constitution ne permettra plus jamais détablir une Europe Fédérale pour laquelle je me bats depuis mon adhésion au parti socialiste. Cest un texte qui détermine des grands principes (titre I, titre II) intéressants dans leur ensemble mais la vision politique dun fédéralisme européen nexiste pas. Le titre III qui intègre les politiques économiques libérales donne un caractère dirréversibilité, à des orientations politiques que je combats. (Michel Rocard a reconnu lui-même que lEurope Fédérale était morte et quil faudra se contenter dun grand marché avec des grands principes).
Ce texte ne permettra jamais de développer une action sociale ambitieuse puisque lunanimité devient une obligation pour le développement des politiques sociales, budgétaires et fiscales.
Par contre, à la majorité qualifiée vous pouvez développer plus de libéralisme (développement de la concurrence dans tous les secteurs de léconomie y compris les services publics).
Si lon souhaitait développer une Europe forte et puissante il faudrait se donner les moyens budgétaires pour y arriver. (Comme nous avions fait lors de lentrée de lEspagne, du Portugal ou de lIrlande).
Or, aujourdhui la philosophie libérale qui imprègne ce traité constitutionnel va plutôt dans le sens de la non-intervention pour laisser libre le marché et donc exclut une politique volontariste. Laugmentation de dotations budgétaires, seule façon de développer une économie plus juste dans la défense des services publics et des politiques sociales, ne pourra se faire quà lunanimité.
Ce problème, tous les socialistes le connaissent et sont daccord pour dire que cette constitution est insuffisante, quelle est un compromis entre les libéraux et eux-mêmes. Alors pourquoi laccepter ? Faut-il signer un contrat pour le renégocier après et quand ?
Ou nest-il pas plus cohérent de refuser dabord un contrat que lon trouve insuffisant et dire que lon en veut un autre.
Les citoyens ont le droit de voter NON si le contrat ne leur plait pas, cela sappelle la démocratie. Les partisans du OUI ont pour principal argument de dire que cette constitution est une avancée par rapport à ce qui existait auparavant, que ce traité reprend lensemble des autres traités et surtout que les titres I et II (relatifs aux droits fondamentaux) sont une avancée par rapport à ce quil y avait avant.
Alors pourquoi décide-t-on de soumettre au référendum en le constitutionnalisant, le titre III (exposé des politiques libérales).
Tout le monde saccorde à dire que sil ny avait que les titres I et II, la constitution serait acceptée par lensemble de la gauche mais on y a ajouté le titre III pour rendre irréversibles des politiques qui nont rien à faire dans une constitution. Que je sache, lexpression « économie libérale » nest pas inscrite au fronton de notre République à la suite de « LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE ».
Ceux qui ont signé le traité de Nice pour la France Jacques Chirac et Lionel Jospin nous ont assuré à lépoque que cétait un bon traité. Aujourdhui aux yeux des mêmes il serait devenu complètement obsolète car nous sommes passés de 15 à 25 membres. Mais qui a voulu cette extension pré-citée avant même que soit fixées les règles dun réel approfondissement de la construction européenne ? Précisément ces idéologues européens libéraux qui ne rêvent en fait dEurope que de grands marchés libres. Mais alors soyons cohérents si lEurope à 25 est plus efficace pour leurs objectifs que lEurope à 15 il ne faut pas hésiter à élargir encore, non seulement à la Turquie mais aussi à toute lEurope (Ukraine, Russie
) et au bassin de la Méditerranée (Maroc, Algérie, Tunisie, etc
)
Mais alors, quon ne me parle plus dEurope Fédérale, dEurope Puissance, cela sera simplement une Europe ou les capitaux les marchandises les services les hommes circulent librement, sous la protection de lOTAN.
LEurope nous a apporté la paix et la sécurité cet argument qui touche beaucoup de vieux militants socialistes et que je partage, nest plus à mon avis dactualité aujourdhui. LEurope voulue par ses fondateurs avait une vision fédéraliste. Lors du vote du traité de Maastricht beaucoup de socialistes ont voté OUI, (dont moi-même), dans la volonté de créer lEuro tout en aidant lAllemagne à réussir sa réunification.
Dans la création de cette Europe, aujourdhui à 25, demain à 30 ou 35, le seul élément commun est un espace de libre change avec, pour principale volonté la concurrence libre et non faussée (concept crée au traité de Rome, mais entre 6 pays et qui concernait une cinquantaine de marchandises), ce qui introduira obligatoirement moins de services publics, moins dinterventionnisme et donc toujours plus dinégalités. Je ne suis pas sûr que ceux qui vivront dans cette Europe acceptent aussi facilement ces règles.
Aussi, les tensions sociales et xénophobes risquent de ressurgir.
Pour terminer, je reviens à cette phrase de mon Premier Secrétaire : « Je naccepte pas les arguments qui jouent sur la peur et ceux qui les développent. Si Le Pen ne sest pas fait entendre dans cette campagne, cest que dautres font le travail à sa place ». Celle-là est de trop !
Je nai pas de leçon à recevoir. Militant depuis plus de 30 ans dans le parti socialiste, jai eu la chance et lhonneur davoir accompagné mon parti dans les moments de grandes victoires (mai 81), mais aussi davoir connu des moments difficiles (avril 2002).
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Que dit Ferdinand Lassalle ? Qu'une Constitution est, pour l'essentiel, l'expression d'un rapport de forces dans une société donnée. "On écrit sur une feuille de papier ces rapports effectifs de forces, on leur donne une expression écrite, ils ne sont plus seulement des rapports effectifs de forces sociales, ils sont devenus le droit", souligne-t-il. Une Constitution est donc le miroir dans lequel se reflète l'équilibre des pouvoirs entre les acteurs du jeu politique.
Il n'en va pas autrement du projet de Constitution européenne : il est le résultat d'un compromis entre les protagonistes de la négociation, dont chacun a défendu ses convictions, ses intérêts, ses traditions. Ce compromis révèle l'Europe telle qu'elle est, soumise à des demandes contradictoires, dont le texte porte la marque. Il suffit de se rappeler la diversité des contributions aux travaux de la Convention chargée d'élaborer le traité pour mesurer les affrontements auxquels celle-ci a donné lieu : entre les Etats, petits ou grands, entre les partis, fédéralistes ou souverainistes, entre les groupes de pression, patronaux ou syndicaux.
De cette confrontation est sorti un texte complexe, souvent imprécis, quelquefois ambigu, qui ne ressemble pas à une Constitution classique, mais qui ne se distingue pas beaucoup des traités précédents. Un texte qui autorise des interprétations divergentes et qui confirme surtout le statut particulier de l'Union européenne, insatisfaisant sans doute au regard des exigences de la démocratie et de la solidarité mais assez consensuel pour rassembler un nombre croissant d'Etats. En termes de démocratie, l'Union européenne ne brille pas par sa transparence. Si elle était une vraie fédération, elle rendrait compte de son action au niveau européen.
Si elle était une simple association d'Etats souverains, elle le ferait au niveau national. Comme elle est dans un entre-deux, elle n'est guère présente dans l'espace public de chacun des pays sans qu'existe pour autant un espace public européen.
La singularité de la Commission, sorte de gouvernement non élu par le peuple, témoigne de cette situation. Le projet de Constitution fait un pas en avant, en liant le choix du président de la Commission au résultat des élections au Parlement européen, mais l'institution, si critiquée, demeure le symbole de cette Europe à mi-chemin d'un super-Etat et d'une organisation internationale à la façon de l'ONU. Il en est ainsi parce que tel est le rapport de forces entre ceux qui souhaiteraient ralentir le mouvement, voire revenir en arrière, et ceux qui voudraient aller plus loin.
En termes de solidarité, on voit bien comment l'application des règles de la concurrence peut porter atteinte aux différentes formes de protection établies par l'Etat-providence en France ou ailleurs. Au cours des travaux de la Convention, les défenseurs d'une "Europe sociale" se sont heurtés à la résistance des tenants d'une "Europe libérale" et n'ont obtenu dans la rédaction finale que de modestes avancées. Là aussi l'équilibre antérieur a été, pour l'essentiel, préservé. Le projet de Constitution en est la traduction. Il ne fait que reproduire la réalité de l'Europe.
En termes d'indépendance enfin, un compromis a été conclu entre ceux qui entendaient promouvoir une défense européenne et ceux qui tenaient à affirmer leur appartenance à l'OTAN. Ce n'est pas un débat nouveau : les Européens se disputent depuis de longues années sur leurs relations avec les Etats-Unis, via l'OTAN.
A la demande des "atlantistes", le projet de Constitution, tout en instituant une clause de défense mutuelle, précise que l'OTAN "reste, pour les Etats qui en sont membres, le fondement de leur défense collective et l'instance de sa mise en oeuvre". Les "anti-atlantistes" s'en indignent. Les autres répondent que la construction d'une défense européenne n'est pas incompatible avec les obligations imposées par l'OTAN.
Les rapports de forces inscrits sur les feuilles de papier des traités n'évoluent que lentement. Les partisans du oui n'ont pas tort de faire observer que le nouveau traité reprend nombre de dispositions en vigueur depuis près de cinquante ans et que ceux qui le combattent rejettent en fait la construction européenne elle-même telle qu'elle résulte des traités précédents.
Les partisans du non peuvent répondre que, tout compte fait, cette Europe ne leur convient pas et qu'ils se font fort d'obtenir une renégociation plus favorable. En attendant, ils préfèrent en rester aux traités antérieurs, qui ne sont ni plus sociaux ni plus démocratiques, pour exprimer leur refus de l'Europe telle qu'elle est.
C'est une attitude respectable. Ce n'est pas la plus constructive.
Quand lUNICE dit la vérité (mais en interne)
Morceaux choisis des documents de lUnion des industries de la communauté européenne.
Dans ses documents internes, le patronat européen, rassemblé au sein de lUNICE, jette une lumière crue sur le néolibéral traité constitutionnel pour lEurope. Toutes les citations ici rassemblées, extraites de la synthèse analytique de la constitution européenne publiée par lUNICE, de ses bulletins de liaison, de ses communiqués de presse et des discours de ses dirigeants, réduisent en poussière la plupart des arguments avancés aujourdhui par les partisans du traité.
La « compétitivité » tuera lEurope sociale
« La référence à une Union européenne "hautement compétitive" a été incorporée dans la première partie de la constitution parmi les objectifs de lUnion. Cest un changement considérable, car dans le traité actuel de lUnion européenne, la compétitivité npas mentionnée. Elle est jusquici seulement mentionnée dans le traité établissant la Communauté européenne. Dès lors, la nouvelle constitution donne à la compétitivité une place réellement prééminente. Cest encore plus important quand on constate que beaucoup darticles de la partie III (les politiques de lUnion) de la nouvelle constitution font référence aux objectifs de lUnion. La notion de compétitivité est encore textuellement répétée dans beaucoup darticles de la partie III : voyez par exemple larticle III-209 sur la politique sociale. »
« LUNICE applaudit le fait que les politiques demploi vont rester compatibles avec les lignes directrices de la politique économique. »
Hourra (1) ! Toute harmonisation sociale par le haut est écartée
« LUNICE est satisfaite que le traité constitutionnel naccroisse pas les compétences de lUnion européenne dans le domaine social, pas plus quil nétende lutilisation de la majorité qualifiée. »
« Lunanimité reste requise pour toutes les mesures concernant la Sécurité sociale, la protection sociale des travailleurs, la représentation et la défense collective des intérêts des travailleurs, et les conditions demploi des ressortissants des pays tiers résidant légalement dans lUnion. Une déclaration confirme que les domaines dans lesquels lUnion européenne peut promouvoir des mesures coordonnées (lemploi, le droit du travail, les conditions de travail, etc.) demeurent essentiellement de la compétence des États membres. Dès lors, toute mesure de lUnion européenne devra avoir une nature complémentaire, pour renforcer la coopération entre les États membres, mais pas pour harmoniser les systèmes nationaux. »
« En matière de politique sociale, il faut toujours garder à lesprit que lUnion européenne peut seulement imposer des standards minimaux. Les États membres ont le droit de maintenir ou dintroduire des dispositions plus contraignantes sils le souhaitent, mais sans toutefois pénaliser tous ceux qui sont en train de faire des efforts considérables pour transposer lacquis communautaire. »
La charte neffraie guère les patrons
« La charte des droits fondamentaux est incluse comme partie II du traité constitutionnel. En substance pour lessentiel, le contenu de la charte demeure inchangé par rapport à la rédaction initiale (adoptée au sommet de Nice en décembre 2000 - NDLR). Lincorporation de la charte dans le traité constitutionnel relance la question de sa valeur légale et de son interprétation par la Cour européenne de justice. Pour régler ces questions, plusieurs précisions clarifiant linterprétation et lapplication de la charte ont été introduites (art. II-112). Il en ressort que là où ces droits résultent des traditions constitutionnelles communes aux États membres, ces droits seront interprétés en harmonie avec ces traditions. En outre, ces principes de la charte, intégrés dans les actes législatifs et exécutifs adoptés par lUnion européenne et par les États membres quand ils transposent une loi de lUnion européenne, ne pourront être invoqués en justice que pour linterprétation de tels actes et le contrôle de leur légalité. Comme spécifié dans la charte, il devra y avoir une pleine prise en compte des lois nationales et des pratiques afférentes. Une référence spécifique aux explications du présidium qui a rédigé la charte a également été introduite ; ces explications devront être les principes guidant la cour européenne de justice et les États membres. Ces considérations restreignent le pouvoir dinterprétation des cours de justice nationales et de la Cour européenne de justice, et empêchent lexpansion potentielle à lavenir de la portée des droits garantis par la charte. Afin dassurer la prise en compte de ces précisions, le préambule de la charte rappelle, lui aussi, limportance des explications du présidium. »
Hourra (2) ! Le dumping fiscal peut continuer
« LUNICE est ravie que les décisions du Conseil à la majorité qualifiée soient généralisées, sauf dans les cas prévus par la constitution, comme la fiscalité et les politiques sociales, où lunanimité demeure. »
« LUNICE sopposait à lextension de la majorité qualifiée au champ de la fiscalité et se félicite de noter que le processus de prise de décision à lunanimité a été maintenu dans ce champ. »
« LUNICE est contente que les articles sur les ressources de lUnion européenne ne comprennent pas de référence à lintroduction dun impôt européen. »
La Commission et la BCE restent hors datteinte
« La rédaction de larticle sur la Commission sinscrit dans la ligne des exigences de lUNICE qui veut une Commission forte, gardant le droit exclusif dinitiative. »
« Selon lUNICE, cest très important pour lUnion européenne davoir une Commission indépendante et forte qui agisse comme gardienne du traité et qui puisse faire des propositions législatives au Conseil et au Parlement dans lintérêt de lUnion tout entière. Maintenir le droit exclusif dinitiative pour les affaires législatives avec une Commission complètement indépendante représente le moyen de garantir la cohérence et leffectivité des actions communautaires. »
« La stabilité des prix est considérée comme un objectif de lUnion (I-3). Cest un résultat important et positif que le secteur des affaires avait appelé de ses voeux pendant la convention. »
« LUNICE se félicite que la stabilité des prix demeure lobjectif principal de la Banque centrale européenne et que son indépendance soit garantie. »
Morceaux choisis par T. L.
Et ils veulent Bolkestein en prime !
Pour le patronat, la directive sur la libéralisation des services
Dire tout et son contraire à quelques heures dintervalle, Ernest-Antoine Seillière en est parfaitement capable. Il la encore démontré mardi dernier à propos de la directive Bolkestein. Le matin, au cours dun point presse, le président du MEDEF explique qu« un certain nombre de professions » représentées dans son organisation « jugent cette directive inadaptée » et il se félicite, à pas comptés sur ce terrain miné, que le patronat ne se soit pas prononcé sur le sujet avant le toilettage en cours à la Commission. Le soir, sur LCI, le patron des patrons voit dans la directive Bolkestein « une formidable opportunité pour les entreprises françaises » : « La plupart des métiers de services qui font partie du MEDEF pensent que la directive Bolkestein donnera aux excellentes entreprises françaises de services lopportunité de répandre leur travail dans lEurope entière », lance-t-il. Qui croire, Seillière du matin ou Seillière du soir ?
En fait, il ny a pas de doute à avoir : le MEDEF soutient la directive Bolkestein dans sa rédaction actuelle et avec, en son coeur, le « principe du pays dorigine », générateur de dumping social, fiscal et environnemental, pousse-au-crime pour la casse des services publics. « Le cadre du marché intérieur doit être adapté aux réalités daujourdhui, expliquait-il le 9 septembre 2004, au cours dune conférence de presse de lUNICE à Bruxelles. Vu limportance du secteur des services, nous avons besoin que la directive sur la libéralisation des services soit adoptée et transposée. Ce devrait être une action prioritaire dans le nouveau cycle politique. Elle doit être basée sur le principe du pays dorigine. » Dans ce même discours, Ernest-Antoine Seillière, qui sait parler clair quand il veut, en rajoutait une couche contre les politiques sociales européennes. « La nécessité pour lEurope de réformer ses marchés du travail sclérosés est universellement reconnue, pontifiait-il encore. Quest-ce que nous attendons ? Bien que cela reste principalement la tâche des législateurs nationaux, lUnion européenne peut donner un coup de main. LUNICE plaide pour un moratoire sur toutes les législations sociales provenant de lUnion européenne qui imposent de nouvelles obligations aux entreprises, et ce, surtout à cause du fait que les nouveaux États membres sont déjà en train de se battre pour transposer lacquis communautaire existant. »
En quelques phrases, le futur président de lUNICE dit lessentiel : la directive Bolkestein engage les peuples de lUnion dans une course folle à la concurrence et aux délocalisations pour permettre aux nouveaux entrants de rattraper leur retard. Leur retard économique, pas leur retard social, bien entendu. Ce que confirmera très explicitement, mercredi matin sur France-Inter, Guillaume Sarkozy, candidat à la succession de Seillière à la tête du MEDEF : « Nous connaissons depuis très longtemps ce mécanisme ; cest exactement celui-ci qui sapplique pour les échanges de marchandises. Cest le principe même de lEurope. Il ne faut pas sétonner de cette directive Bolkestein. Elle correspond très exactement aux fondements mêmes de lUnion européenne. » CQFD.
T. L.
(Journal l'Humanité Rubrique Politique Article paru dans l'édition du 19 mars 2005)
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